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Un Québécois en Amérique 6 : Le préjugé dont je n’arrive pas à me défaire

6 nov

Avoir des préjugés, c’est pas beau. C’est connu.

Mais on en a tous, qu’on le veuille ou non. Ho! On le nie, on ne l’avoue pas, cachez ce gros-préjugé-pas-fin que je ne saurais admettre, mais on en a tous, c’est tout.

Particulièrement quant aux États-Unis! Je peux vous le dire, pour avoir discuté de mon voyage avec plusieurs d’entre vous avant de partir. Pourquoi donc voulais-je aller me perdre dans ce pays de redneck, voulez-vous bien me dire? Aime-je les guns? Cherche-je à connaître une mort violente dans un ghetto ou un village de hillbillies?

Parce qu’en fait, il y a de gentils-petits-préjugés. D’ailleurs, les préjugés contre les Américains et les États-Unis sont à peu près les seuls qui sont socialement acceptables. Le seul «chu pas raciste, mais…» qui ne vous fera pas en fait passer comme tel. Dans certains milieux, on est même très bien vu lorsqu’on les énonce, ces mignons-comme-tout préjugés.

Je ferai bientôt un billet là-dessus d’ailleurs. Lorsque je serai sur le chemin du retour. Peut-être une sorte de bilan ou de conclusion.

J’en avais aussi des préjugés contre les États-Unis. J’en ai encore. On en reparlera. Mais ce gros-méchant-préjugé-pas-gentil dont j’arrive pas à me défaire, je m’en vais te me le dénoncer drète là!

Pis vous me jugerez.

Alors, grande respiration… J’y vais!

Les Japonais savent pas vivre en voyage.

Y en avait plein à mon hostel à Chicago. J’en ai vu moins par la suite. Mais, c’est vrai, ils reniflent, ils grognent, ils pètent : vraiment, ils font tous les temps!

Quelques mots de plus sur ce reniflement. Un reniflement profond, celui qui va jusque dans le fond des sinus et qui émet un son porcin. On dirait que c’est leur manière de respirer.

Ça prend des douches d’une demie-heure, ça dort dans la salle commune en plein jour, la tête reposant sur un chandail posé sur une table. Y en a même un qui est tombé en bas de sa chaise pendant que j’écrivais. Dur réveil…

Hier, à New Orleans, j’en ai pogné un complètement nu en train de se masturber dans la salle de bain de mon hostel. En fait non. Y avait ses bas pis ses running shoes. Je lui ai crié : «Barre ta porte, innocent!», mais je crois pas qu’il m’ait compris… C’est cette dernière anecdote qui m’a convaincu de faire mon coming out et d’avouer que je suis un gros-méchant-rempli-de-préjugés envers les Japonais-qui-savent-pas-voyager.

L’impression qu’ils donnent, c’est qu’ils sont désorientés d’être loin de chez eux et qu’ils font tout pour faire comme s’ils étaient chez leurs parents.

J’essaie de garder la tête froide et, comme on fait avec tout préjugé-pas-fin, de ne pas généraliser et de me dire que j’ai du tomber sur une «batch» de japonais particulièrement mal dégrossis.

Parce que si non, c’est vraiment un très-gros-méchant préjugé…

Un tramway nommé désarroi

1 nov

La parade d'Halloween de «Molly's at the market»

Est-il possible de se décevoir soi-même en voyage?

Je veux dire, quand j’ai un ami qui hésite avant de partir en voyage, je lui réponds que je n’ai jamais rencontré personne qui ait été déçu d’avoir fait un voyage.

Rassurez-vous, je ne le suis pas. Mais je suis vraiment déçu d’avoir raté mon Halloween. Et c’est de ma faute.

Je vous l’ai déjà dit, l’Halloween, c’est une grosse affaire, aux États-Unis en général et à New Orleans en particulier.

Quand j’ai découvert que ce serait l’Halloween pendant mon passage, j’étais donc plutôt enthousiaste. Un gros festival de musique (The Voodoo experience, avec des gros noms comme Snoop Dog, King Britt, Blink 182, Fatboy slim, la réunion de Soundgarden), tout le monde déguisé dans les rues. Bref, un gros party.

Bon, déjà en arrivant, je me suis aperçu que les laissez-passer pour le festival étaient passés de 80$ à 150$ pour les trois jours (ma carence en anglais m’avait empêché de voir que c’était un prix de prévente…). Pour une seule journée, c’était 70$. Peut-être pas si cher que ça (le prochain que j’entends chialer contre le prix des macarons du Festival d’Été, je lui casse la gueule…), néanmoins, au-delà du budget que je m’étais fixé (et que j’ai déjà dépassé en certains endroits…).

Ceci dit, je n’étais pas trop déçu. Suivre le Festival m’aurait tenu trois jours en périphérie de la ville, sans trop visiter, sans trop profiter, sans compter que je devrais composer avec les horaires de tramway. Sauf qu’à chaque fois que je croisais quelqu’un en ville avec un bracelet du Voodoo, j’avais un petit pincement au coeur…

D’ailleurs, je pensais faire un «lieu commun» là-dessus, mais puisque j’en suis à verser un peu de fiel, ouvrons donc une parenthèse :

(Un Québécois en Amérique 5 : Les tramways à New Orleans, c’est vraiment de la marde!

Attention, ne vous méprenez pas. Vous ne m’entendrez pas ici critiquer le principe du tramway en général, mais le système de New Orleans, précisément. Sans doute motivé par un mélange de volonté de conserver l’aspect antique du truc et par souci d’économie budgétaire, c’est très archaïque comme système. Je viens de lire que c’est le plus vieux tramway encore en opération au monde. C’est bruyant, ça brasse en fou, ça avance par à coup, ça arrête à tout bout de champ (problème de courant…), ce qui, immanquablement, fait pousser un grand «Aaaaaaaahhhhhhhh!» aux locaux qui s’y trouvent et qui manque de faire tomber les passagers qui sont debout, en plus de causer une incapacité permanente à respecter les horaires. Par exemple, sur ma ligne, le tramway est supposé passer au 8 minutes. L’autre jour, j’ai attendu 40 minutes… mais ils sont arrivés 6 à la suite de l’autre. J’avais déjà vu ça avec la 800… Un retard de 10 minutes, sont arrivés 2 bus en même temps… On a un maudit bon système au Québec! Ajoutons, finalement, que le personnel est bête comme ses deux pieds, qu’il vous indiquera à quel arrêt descendre en soupirant et que, si vous avez de la misère à faire rentrer votre argent ou votre carte dans les fentes prévues à cet effet, ils vous aideront simplement en lançcant un «GO!» en pointant l’arrière de l’appareil. Je pense que je vais me mettre la fabrication de sucre à la crème, juste pour pouvoir en donner un morceau à chacun de nos gentils opérateurs du RTC ou de la STM que j’aurai l’occasion de rencontrer à l’avenir…)

Bon, pour en revenir à mon Halloween ratée… Vendredi, je vous l’ai raconté, j’ai fait la soirée sur Bourbon, samedi sur Frenchmen. Hier, j’ai été tranquille, j’étais brûlé raide. Puis, ça finit par coûter cher tout ça, partir de ton hostel au petit matin, manger à l’extérieur, t’acheter une couple de coussins (des livres, des cartes postales…), se payer une visite ou deux, les cover charge pour les bars avec spectacle… Bref, ayant vu pas mal tout le monde déguisé sur la rue depuis maintenant trois jours, je me disais que, l’Halloween étant un lundi, ce serait plutôt tranquille, le monde ayant déjà amplement lâché son fou.

Eh bien, je me trompais royalement. C’est ce soir-là que ça se passait.

Je suis parti tôt de mon hostel ce matin. Sac à dos sur l’épaule, j’ai passé la journée à visiter. C’est la journée où j’ai le plus marché. J’ai viraillé, me suis laissé me perdre, tenter de rejoindre une couple de musées et d’expositions, sans savoir que tout était fermé le lundi.

J’ai regardé la parade du bar «Molly’s at the marker» (la meilleure place du Vieux Carré, en passant, sur Decatur, un pub irlandais à des lieux de la débilité de Bourbon street). C’était vraiment cool. Puis, vers 19h30, je suis rentré dans un resto. C’était vraiment bien, je dois le dire. Assis au bar, j’ai eu du fun avec le personnel, ils m’ont offert des verres, y avait vraiment une belle barmaid… Mais crime, avant longtemps, j’étais fatigué, j’avais mal aux pieds d’avoir tant marché et, sans vous raconter ma vie dans le détail, ma carence en légumes, maintenant couplée à la bouffe particulièrement épicée ici, me fait souffrir d’un «inconfort» digestif (ahemmm…) à peu près permanent… (Et non, la bonne idée des marchés ne fonctionne pas ici : le French market doit avoir un mile de long – je l’ai marché plusieurs fois, rien qu’hier – et, sur à peu près 300 stands, y en a un seul qui vend des légumes.)

Donc, le staff du resto essayait de me garder avec eux, ils me disaient «si tu t’en vas, vas-t-en au moins sur Frenchmen, le party va être malade à soir!». Ils me disaient d’ailleurs que, pour eux, la plus belle soirée de l’année, c’était l’Halloween. Qu’à Mardi gras, c’était juste des touristes saouls, que les locaux cherchaient à quitter la ville, que personne ne voulait travailler ce soir-là, mais qu’à l’Halloween, c’était différent. Plus local, plus authentique.

Mais j’étais juste… épuisé. À plus fortes raisons que j’étais tanné de traîner mon sac à dos depuis le début de la journée (il est fiable ce sac Swiss Army à 30$ chez Costco, mais il est pesant…), c’est pas idéal pour aller veiller.

Je me rends compte de ce fait que, peu habitué à voyager, je choisis mal mes équipements pour chaque journée. Le jour où j’ai pris ma petite malette avec mon portable, j’ai regretté de ne pas avoir ma brosse à dent et je trouvais ça insécurisant de traîner ça à la vue de tous. Le jour où je n’ai pas pris de sac, j’ai regretté de ne pas avoir mon portable pour écrire et de ne pas avoir traîné de souliers pour en changer. Le jour où j’ai mon sac à dos, je le trouve embarrassant. Avec la distance et le manque de fiabilité du tramway, c’est une heure aller, une heure retour pour repasser de mon hostel à la ville. Pas évident de planifier un set-up pour une journée de marche et pour une soirée dans les clubs.

Et toujours cette douleur aux pieds et cet «inconfort» digestif… Tsé, je vous ai dit dans un précédent billet que j’étais surpris de ma difficulté d’aller vers les gens. Dans ces conditions-là, j’avais tu envie d’aller me faire des amis, vous pensez?

Alors, la mort dans l’âme, un peu déçu, j’ai payé ma facture (22$? Ça fait 4 heures  que je mange et je bois dans cette place… – J’ai vraiment mangé en fou en plus, ce qui n’aidait en rien à mon état. – Ok, j’ai enfin rencontré des gens qui m’aimaient vraiment… Pis je les ai abandonnés. Bouhouhou!) et je suis reparti à mon hostel.

Et les rues étaient bondées. Plus que vendredi, plus que samedi. On était lundi et c’était LA grosse soirée. Et tout le monde, tout le monde, tout le monde étaient costumés. Maudit que je ne me sentais pas dedans… Je vous avais bien dit que j’essaierais de me trouver un costume, mais crime, ça aurait encore été du fric à dépenser. Pas donné dans les boutiques là-bas, vous l’aurez bien deviné.

Mais tsé, c’est plate en maudit… Tout le monde a des costumes de fou rire, pis c’est toi qui sens que t’as l’air innocent… Les gens avaient vraiment des beaux déguisements, élaborés, à des lieux de ce que j’aurais pu me bazouter ici. Je voulais passer l’Halloween, moi aussi! Je me sentais comment un petit gars privé de sa tournée de bonbons.

Pis maudit que les filles étaient belles… À New Orleans, faut que t’en mette un peu plus… Même la mariée cadavérique avait la traîne à ras le bonheur… Même la fille qui est déguisée en gars de l’Orange mécanique a un décolleté… plongeant… mais…

Mais… Mais… C’est Malory! (Je vous dis deux mots dans un précédent billet…) Quelle putain de coïncidence! Quelles étaient les chances que je tombe sur elle!?

Je ne dis pas un mot, c’est elle qui me voit :

«Hey! C’est extraordinaire! Je savais qu’on allait se revoir! On est tellement chanceux.

- Oui, ça doit être le destin…

- C’est sûr! Mais là, tu vas pas dans la bonne direction! On s’en va sur Frenchmen. Viens-t-en, c’est par là!»

Mais, cette fatigue… Ce mal de pieds… Ce sac à dos sur mes épaules… Cette absence de déguisement… Cet «inconfort» digestif… Et puis le fric…

«Ha… Écoute… Ma soirée est pas mal faite… Je suis épuisé… Je pense que je vais juste rentrer à l’hostel…

- Comment? Mais c’est Halloween! C’est LA soirée! Tu peux pas rentrer maintenant! Si y a un soir pour être en ville, c’est ce soir!

- Ha, écoute… J’espère qu’on va se reprendre… Mais là, je suis plus capable…»

J’ai tourné les talons, je suis parti. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. Jamais, jamais, jamais auparavant, je n’aurais fait une chose pareille.

Je me disais que j’alais me réveiller, trouver mon second souffle. Tsé, j’arrive enfin à connecter avec quelqu’un, mais mon corps ne suit plus. Je devais me retourner, courir la rejoindre. Je me parlais : «Voyons Claude, qu’est-ce qui t’arrive? Aller, homme des tavernes! Prince des noceurs! RISE NOW!» Mais rien n’y fît.

J’ai repris le tramway merdique. Dans la direction où j’aillais, il était presque vide. Je regardais les tramways qui allaient dans l’autre direction, (en direction de Malory, en fait…) remplis à ras bord de gens déguisés qui s’en allaient faire la fête (il n’était pas minuit)… Et je me disais que j’étais peut-être venu à New Orleans pour enterrer ma jeunesse. Que ma vingtaine était en train de s’en aller, avec tous ces zombies, ces fantômes et ces vampires dans le car à ma gauche. Et je ne savais trop qu’en penser.

N’en doutez pas, je profite de la ville. J’ai passé la journée à arpenter les mêmes rues mille fois, sans jamais m’en lasser. C’est extraordinaire tout ce que je vois. Mais justement, c’est juste comme si j’avais l’impression d’avoir passé à côté de ce qui devait être le moment fort de mon voyage.

Un jour je dirai : Je suis déjà allé à New Orleans. On me demandera : C’était tu pendant le Mardi Gras? Je répondrai : Non, à l’Halloween, c’est mieux. Et on ajoutera : Ha ouais? Pis en as-tu profité? Et je répondrai : Pas vraiment. Et je passerai pour quelqu’un de plate.

Peut-être que mes intérêts changent dans le fond, c’est tout. Ce ne serait pas une si mauvaise nouvelle que ça.

Mais, pour l’instant, ceux qui me connaissent bien savent à quel point je déteste avoir le sentiment d’avoir manqué un bon party…

Ajout : Au moment de publier, une fille de l’hostel me dit qu’une personne a été tuée et sept autres ont été blessées dans une fusillade sur Bourbon et qu’il y a eu trois autres fusillades dans la ville hier. (Ça a la grosseur de Québec, New Orleans.) Bilan total : 2 morts, 15 blessés. Peut-être bien fait d’aller me coucher finalement…

http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5hLaJnUixQiwhQlKtlWuFUEbzS1AA?docId=a832ee59ef5f4d01af0e8218aeef1d4b

Un Québécois en Amérique : Moins sociable que je pensais

30 oct

Ça surprend beaucoup les gens quand je leur dit, mais je suis plus timide que j’en ai l’air. Si on finit toujours par apprendre quelque chose sur soi dans un voyage, ce que je suis en train de découvrir, c’est que j’ai beaucoup, beaucoup de difficultés à aller vers les étrangers.

Je fais le tour de mes relations, je regarde la liste des gens qui suivent mon blogue et on dirait que je ne suis pas capable de trouver une seule personne vers qui c’est moi qui suis allé. Je ne fais jamais les premiers pas. Je me rends compte d’ailleurs que j’ai raté des occasions de rencontres et de discussion parce que je travaillais sur mon ordi, à écrire ou à classer des photos.

Puis il y a la langue… On s’entend que, pour moi, le langage est une forme d’expression plutôt importante pour faire ma place. Quand je me sens déficient à ce niveau-là, ça n’aide pas donc. C’est pas tant que je ne comprenne pas où que je ne suis pas capable de m’exprimer, mais on dirait que j’ai besoin d’un 2 secondes de plus avant et après chacune de ces opérations. Et il y a l’humour. Être capable de parler une langue, c’est une chose, être capable de faire rire, c’en est une autre. Chose à travailler d’ici la fin du voyage, donc…

(En finissant d’écrire cette ligne, je suis allé demandé à la fille d’à côté si, elle aussi, avait des problèmes avec le réseau. Va m’en venir bon!)

Un Québécois en Amérique 3 : Land of the living dead

29 oct

Le gars s'est pas juste déguisé en bonhomme de bloc lego, il s'est déguisé en bonhomme bloc lego Robin des Bois... Quand tu sais ce que tu veux!

Je savais déjà qu’aux États-Unis Thanksgiving était plus importante que Noël. Mais je suis surpris par l’importance d’Halloween. Je suis entré sur le territoire américain le 17. On s’entend, au Québec, à cette date, il y a bien les magasins à rayons (comme Stedmans à Métabet) qui sont décorés depuis la fête du travail et les épiceries qui poussent leurs bonbons à fond, mais ici, pas un commerce, pas un dépanneur, un restaurant ou un bar qui n’est pas maquillé du plancher jusqu’au plafond.

On parle pas d’une citrouille dans la vitrine là. On parle de toiles d’araignées, d’effigies de squelettes, d’épouvantails et de mannequins de zombie partout. Mais quand je vous dis partout, c’est partout, partout, partout. Les maisons également, tout le monde se donne autant que le gars dans la rue Mathieu qui gagnait à tous les ans le concours de décoration de la fête des arts….

Pas une ville que j’ai traversée (je commence à en avoir une couple…) qui n’annonce pas qu’elle offre pour Halloween «The most scariest haunted house in all the country!!!». Sauf que la petite madame de l’hostel à Chicago m’a dit que la plus épeurante, c’était vraiment-vraiment celle de New Orleans…

Je vais me booker un tour des édifices «hantés» (New Orleans : The most haunted city in America!). Je sais, un vrai truc touristique… Mais la petite madame du bureau d’accueil m’en a proposé un donné par des historiens, pas par un gars avec des crocs en plastique ou une fausse diseuse de bonne aventure. Le dépliant dit «We guarantee NO rubber snake, NO wannabe voodoo priestesses, we won’t insult your intelligence!» Ben hâte de voir…

Un Québécois en Amérique 2 : My way or your highway…

28 oct

Le Neon a vécu bien des émotions, tout au long de ce voyage et en profite pour narguer tout ceux qui ont douté de sa capacité à rejoindre New Orleans!

(Ce billet est le 2e de la journée. Ne manquez pas également : «Enfin, New Orleans!»)

Pas aussi évident qu’on pourrait le croire, conduire aux États-Unis. D’abord, les limites de vitesse sont plus élevées (jusqu’à 70 milles à l’heure) et (voilà!) il y a le système impérial. Quand tu vois un changement de vitesse, c’est une couple de secondes et une décision de plus à prendre pour regarder ton compteur, convertir en km/h et changer ta vitesse. Sur l’autoroute, ça fait toute une différence. Même chose pour évaluer les distances (m’en vient bon en crime par exemple… J’étais bon en «jogging de tête» en 3e année…) Pour l’essence, convertir de gallons à litres, tenir compte du taux de change… C’est trop compliqué. J’ai décidé que 3.10$ du gallon, c’était vraiment pas cher pis que 3.50$, c’était vraiment trop. (Ça varie beaucoup ici…)

De plus, je sais pas si c’est moi qui n’a pas compris, mais les Américains dépassent indifféremment par la gauche ou par la droite. Genre, tu roules dans la voie du centre et celui qui te suis te dépasse par la droite alors qu’il pourrait le faire par la gauche. Je veux bien croire que je lambine des fois, mais c’est arrivé à quelques reprises sur un trois voies qu’une voiture qui arrive dans la voie à ma gauche prenne la peine de traverser deux voies à droite pour me doubler, pour ensuite retourner dans la voie de gauche. Pas des flops en char sport, des madames en Accent et en Ford Focus! C’est à n’y rien comprendre…

Le corolaire de ça c’est que, évidemment, quand quelqu’un se balade dans la voie de gauche, jamais-jamais-jamais il va se tasser pour te laisser passer. Au bout du compte, des fois, t’es dans une voie, faut que t’ailles prendre ta sortie, mais t’es juste pris dans la voie la plus lente, pis faut que t’en intègres deux plus rapides…

Le pire, c’est quand tu rentres en ville. Tu voudrais rester dans la voie de droite, bien pénard, mais c’est pas vraiment possible… D’abord parce que des voies s’ajoutent au fur et à mesure des bretelles d’accès, de sorte que la tienne devient rapidement la 4e de 6, quand ce n’est pas que la voie de droite devient sans cesse une sortie. Les deux manèges me sont arrivés trois fois chacun, juste en rentrant à New Orleans. Sérieux, j’haïs ça en ta…

Mais bon, là, j’en ai pour 10 jours sans faire de grande route (j’avais gardé la possibilité d’une excursion au Texas… Comme on dit en américain «fuck off»!). Et j’en suis bien content. Je me dis aussi que j’ai plus que la moitié de ma route de faite, mon itinéraire à l’aller étant plus long que celui du retour.

Un Québécois en Amérique : lieux communs sur les États-Unis et les voyages

24 oct

«Stuffed crust pizza», spécialité de Chicago.

J’inaugure ici une nouvelle série. Désireux de combler les blancs lorsque je n’ai pas le temps d’écrire et souhaitant profiter de l’occasion pour rendre un humble hommage à feu Bernard Arcand et à Serge Bouchard (ce dernier fût une des inspirations et des principales sources de ma recherche) j’inaugure cette série de lieux communs.

Il s’agit de simples observations sur mon voyage aux États-Unis. Le regard que j’y porte, les sentiments que j’ai, etc… Pas toujours les plus surprenantes, peut-être simplistes, même, aux yeux de certains, mais voici ce à quoi je réfléchie et ce que je découvre pendant ce voyage.

J’en ai déjà quelques uns en banque. Je vais commencer par celui-là :

(Lire la suite…)

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