Pauline et moi

4 juil

Je cherche des désiseux
Des semeux
Des gros laboureux
Je cherche des guerriers
Fiers même la tête baissée
Des déjoueurs de menterie
Des aideurs de mal pris… 
Heille!
Ma gang de malades
Vous êtes donc où?

- La désise, Daniel Boucher

Je vous écris bien des affaires, mais je me rends compte que je vous ai très peu parlé jusqu’ici d’une personne que j’aime beaucoup et qui prend pas mal de place dans ma vie.

C’est surprenant que je ne l’aie pas fait davantage. On ne fait pas un métier de se demander «Mais comment est-ce qu’elle le dirait, elle?» sans que cette personne n’en vienne à habiter notre cervelle à peu près en permanence.

Pourtant, c’est beaucoup là-dessus qu’on me questionne. «Elle est comment en vrai?» «Ça fonctionne comment quand vous travaillez ensemble?» «Ok et est-ce que vous allez gagner?» Dans le regard des gens, lorsque je leur dis que je suis de retour au cabinet, «j’entends» aussi cette interrogation : «Heille, minute papillon! On avait même pas encore compris pourquoi t’étais parti! Penses-tu que tu vas t’en tirer de même avant de nous dire pourquoi t’es revenu!» Peut-être que mon récit d’aujourd’hui vous éclairera davantage sur chacun de ces points.

J’ai connu Mme Marois en 2005, lorsque j’étais président du CNJPQ. Elle était alors critique en matière d’éducation. Cela nous amenait à nous parler régulièrement. Nos relations étaient cordiales, mais sans plus.

J’ai commencé à travailler pour elle à l’été 2008, comme contractuel. C’était un texte pour la fête nationale. Nous étions alors dans la deuxième opposition. De là, j’ai participé à la campagne électorale de 2008 qui nous a ramené à l’opposition officielle. Le jour même des élections, on m’a indiqué de ne pas me mettre en recherche d’emploi : je m’en allais à l’Assemblée nationale.

Je ne peux pas vous dire comment je suis reconnaissant, encore aujourd’hui, qu’on m’ait offert à 26 ans l’opportunité de devenir le rédacteur d’une aspirante première ministre. Occasion provoquée par le jeu de la reconstruction nécessaire après la défaite de 2007 et de la foi qu’on a envers la jeunesse dans cette équipe.

Dans ma perception, toutefois, il a fallu du temps avant que la confiance se développe entre Mme Marois et moi. Il va sans dire, quand on écrit pour quelqu’un, c’est fondamental d’avoir ce genre de proximité. Je crois comprendre que Mme Marois n’avait jamais travaillé avec un rédacteur attitré. Elle avait eu différents collaborateurs épisodiques, mais je ne suis pas sûr de savoir comment ça fonctionnait avant. Enfin… Au début, j’avais donc le sentiment qu’elle le trouvait un peu fatiguant, le petit maudit qui n’arrêtait pas d’essayer de rentrer dans sa tête. Ajoutons également que pour moi, jeune homme dans la vingtaine, je devais pour écrire me mettre dans la peau d’une femme au début de la soixantaine. Pas ce qu’il y a de plus naturel disons…

Notre relation a pris une autre tournure le jour de mon anniversaire, en 2009. Elle m’avait fait venir à son bureau pour m’offrir ses vœux.

«Ça te fait quel âge?

- 27 ans, madame.

- Aaaaaw! C’est l’âge de mon deuxième garçon!»

Et elle m’avait donné des dattes que venait de lui envoyer le consul du Maroc à Montréal. C’était tellement bon…

À partir de ce moment-là, c’est comme si elle m’avait adopté. J’ai mieux connu la femme chaleureuse, la chef de clan, que ceux qui la côtoient depuis longtemps décrivent. On me raconte qu’elle est celle qui prend ma défense lorsque mes collègues trouvent que je tarde à rendre mes textes et qu’elle s’en prend à mes autres patrons parce qu’ils me donnent trop d’ouvrage. C’est agréable d’avoir une telle protection, mais elle n’a pas tout à fait raison : je suis vraiment du genre «dernière minute»… J’essaie de me corriger!

Lorsque j’ai décidé de quitter le cabinet, ça a été difficile. Il y avait plusieurs raisons. D’abord, il y avait le test du réel lorsque 10 ans de militantisme candide sont confrontés aux responsabilités et aux implications bien concrètes d’un staff politique. Aussi, il y avait le contexte. J’ai trouvé ça dur, la crise. J’étais déçu, surtout. J’étais fâché après mon parti, contre son incroyable capacité à s’autopelurdebananiser. Et puis il y avait les raisons officielles, mais néanmoins réelles, c’est-à-dire que je trouvais que j’avais consacré une partie importante de ma jeune vie à la politique et qu’il était peut-être temps que je diversifie un peu mes expériences…

Avant d’annoncer ma décision à Mme Marois, j’étais très nerveux. Comment pouvais-je la laisser tomber, elle qui m’avait donné une telle chance? J’avais demandé à la rencontrer, j’attendais dans mon bureau, mon cœur voulait s’arrêter. Finalement, c’est à la toute fin de la journée qu’elle m’a convoqué. Nous avons passé près de deux heures ensemble, alors qu’un de ses fils l’attendait à la maison pour souper, à discuter, simplement. Elle a écouté chacun de mes commentaires. Elle a répondu à chacun d’entre eux, m’expliquant ses motivations, ses convictions, sa vision.

On s’entend. Un conseiller junior, remplaçable, comme tout le monde en politique, qui veut s’en aller, on n’a pas à lui rendre de comptes, à passer des heures à essayer de le requinquer. Madame Marois, elle, l’a fait. Avec une générosité, une dignité et une grandeur qui lui vaudront à jamais ma reconnaissance et mon admiration.

Et puis, à la fin, elle m’a fait un vilain coup :

«Bon, eh bien, mon petit Claude, maintenant qu’on a discuté, tu vas retourner chez toi et tu vas prendre une semaine de plus pour y penser!»

Ayayaye! Ça avait déjà été assez difficile comme ça… Toute ma réflexion était à recommencer!

Je suis parti quand même. Je l’ai fait pour moi. Je n’étais plus fâché. J’étais en paix. J’avais envie d’embrasser de nouvelles expériences, de décanter les trois ans de «vraie» politique que j’avais derrière moi.

Je n’ai pas fait tout ce que je voulais de ce départ. De cette absence, devrais-je dire, de huit mois. Je ne me suis pas inscrit à la maîtrise. Il n’est pas trop tard, me direz-vous… Je n’ai pas vraiment acquis d’autres expériences. J’ai aussi appris que je n’étais définitivement pas fait pour travailler seul… Ceci dit, j’ai pu réaliser mon grand voyage vers la Louisiane et je me suis beaucoup avancé dans mon projet de roman. J’ai recommencé à écrire pour moi. Je profite quand même de ce texte pour avouer que je garderai à jamais quelques regrets de ne pas avoir été au côté de Mme Marois, au moment où ça chauffait le plus…

Ce qui m’amène à vous dire pourquoi je suis revenu au cabinet.

Eh bien, c’est pour elle. Elle m’inspire cette femme. Je l’ai vue, comme vous tous, défendre chèrement sa peau et se battre pour garder le parti ensemble. Elle n’abandonne jamais. Imaginez maintenant comment elle va se battre pour le Québec, une fois qu’on lui en aura donné le mandat. Vous pensez pas qu’on mérite ça, quelqu’un qui va se battre pour nous autres plutôt que pour ses amis? Qui va se battre contre Stephen Harper et la corruption plutôt que contre les étudiants?

Je suis conscient, comme tout le monde, des enjeux entourant la perception que les gens ont d’elle. Je sais qu’elle n’est pas la plus comique quand elle passe à Infoman. Elle n’est pas la plus spectaculaire, elle n’est pas parfaite. Mais vous savez quoi? Je m’en fous. On en a un, présentement, un premier ministre qui a de très bonnes cocktail skills. On voit le résultat. L’individu qui agrège toutes les compétences humaines, communicationnelles, académiques et professionnelles qu’on peut attendre d’un politicien, il n’est pas encore né. Alors il faut choisir.

Moi, je choisis la compétence. Je choisis cette femme studieuse, cette première de classe qui révise ses notes deux fois plutôt qu’une. Cette femme de culture, lectrice infatigable – en version originale quand c’est en anglais, au passage – avec qui j’échange des disques. Cette femme faite d’écoute, qui peut passer des heures à entendre les plus humbles parler de leur vécu. Cette bonne vivante qui veut prendre soin des Québécois comme elle prend soin de ceux qui l’entourent. C’est ça que je veux d’un chef de gouvernement.

Il y en a qui se questionne sur la vision de Pauline Marois, sur ce qu’elle veut faire si elle devient première ministre. Je réponds que l’équipe du Parti Québécois qu’elle est en train de bâtir, elle contient une belle gang de capotés. Martine Ouellet, Bernard Drainville, Véronique Hivon, Alexandre Cloutier, Yves-François Blanchet, Nicolas Girard, Pascal Bérubé, Sylvain Gaudreault et j’en passe. Il y a ceux qui s’ajoutent, les Daniel Breton, Pierre Duchesne, Pierre Châteauvert, Alain Therrien, Pierre Langlois, Réjean Hébert, Sophie Stanké, Daniel Lachance, Neko Likongo, Christophe Fortier-Guay, Annie Jean et combien d’autres. Pensez-vous que tout ce beau monde veut aller au gouvernement pour s’asseoir sur leurs mains? Ça va brasser au Québec dans les prochaines années, mes amis!

Dans un tel contexte, je trouve très puissante l’image de Pauline Marois, femme sage et expérimentée, qui préside à ce formidable changement. Qui dirige cet attelage fougueux. Du plus profond de moi-même, je nous souhaite ça.

Ce n’est pas gagné. Il va falloir travailler fort. Mais je pense que les Québécois devraient se faire le cadeau de donner sa chance à cette femme extraordinaire, d’apprendre à mieux la connaître.

C’est le choix que j’ai fait. De ne pas rester sur les lignes de côté alors que la plus grande bataille électorale de notre temps aura lieu. Je veux être avec elle.

Ce n’est absolument pas de faire le choix du moins pire. C’est plutôt choisir de se laisser gagner par l’énergie et la détermination de celle qui a occupé le plus de fonctions ministérielles dans l’histoire du Québec. Celle qui a surpris dans chacune des fonctions qu’elle a occupées et qui a montré qu’elle n’était jamais aussi bonne que lorsque ça chauffe. Celle qui, de ses origines modestes jusqu’aux plus hautes fonctions, offre un superbe exemple de ce que le modèle québécois peut permettre aux individus d’accomplir. Celle qui, je le souhaite, remettra les Québécois en marche vers leur pays. Celle qui, je le pense, n’en est rendu qu’à la moitié des chapitres que ses biographes lui consacreront. J’espère être un de ceux-là.

Et pour ceux qui se posent la question (elle revient souvent), non, contrairement à ce que laisse entendre mon titre, je ne l’appelle pas «Pauline». C’est «Madame» ou «Mme Marois».

Bientôt j’espère, ce sera «Madame la Première ministre».

18 Réponses to “Pauline et moi”

  1. Daniel Bédard 4 juillet 2012 at 21 h 25 #

    Tu sais Claude, il faut faire des choix dans la vie. Ne regrette jamais d’être parti. Il faut laisser le passé là où il est et se tourner vers l’avenir. Mme Marois t’a laissé une autre chance, tu as bien fait de revenir. Ton voyage aux States t’a fait du bien, j’en suis sûr. Une sorte d’expérience en tant que telle que tu avais à vivre. On devrait s’en aller en élections bientôt, je vous souhaite la meilleure des chances, à toi et Mme Marois, je vais penser à vous.

    Daniel

    • V 5 juillet 2012 at 13 h 26 #

      Je te remercie Daniel. Je me suis peut-être mal exprimé. Certains disent parfois que l’on est mieux d’avoir des remords que des regrets. Ou, autrement dit, on est mieux de regretter d’avoir fait quelque chose que de ne pas l’avoir fait. Si je n’étais pas parti, ça aurait continuer de me démanger, je serais rester dans le doute et mon envie de voyage me chatouillerait encore (elle reviendra sans doute). Mais demeure que j’aurais aimé être au côté de Mme Marois pendant les heures les plus sombres. Je vois la solidarité qui unit mes collègues qui ont passé à travers ça et je les envie un peu. (Ils me frapperaient sûrement s’ils m’entendaient dire ça : «QUOI??? Tu es jaloux de pas avoir vécu la marde qu’on a eu???») ;-)

      Mais bon, les expériences sont des apprentissages et c’est peut-être à ça, au fond, que ça sert «les regrets», à mettre les choses en perspective.

      Dans tous les cas, je te remercie Daniel. Même si tu n’es pas aussi actif que tu l’as déjà été, tu demeures un compagnon de route que j’ai croisé alors que j’en étais encore à mes débuts en politique. J’espère pouvoir continuer à compter sur ton soutien et surtout ne pas te décevoir.

  2. ichelyne Langevin 5 juillet 2012 at 1 h 20 #

    Tellement beau ce que vous écrivez……moi aussi sans la connaître autant que vous je l’admire et la respecte beaucoup……merci Claude!

    • V 5 juillet 2012 at 13 h 26 #

      Merci Michelyne! Je vous propose de faire lire ce texte à ceux qui ont encore des doutes.

  3. Savoir l'essentiel 5 juillet 2012 at 6 h 14 #

    Sympa cet article qui relate les choses de la vie ordinaire ! Bien cordialement.

    • V 5 juillet 2012 at 13 h 27 #

      Eh oui, ce sont des humains qui font de la politique! Merci de m’avoir lu.

  4. Marie-Colette Renaud 5 juillet 2012 at 9 h 22 #

    J’aime beaucoup votre texte. Il m’a permis d’approfondir mes raisons d’accorder tout mon appui à Pauline Marois et au PQ. Il me reste à continuer de répandre la bonne nouvelle.

    • V 5 juillet 2012 at 13 h 28 #

      Allez-y, partagez. Ça ne sert à rien si on se parle entre convaincus. C’est en nous multipliant que nous verrons que nous avons eu raison de soutenir Mme Marois.

  5. Chrystiane Naud 5 juillet 2012 at 10 h 07 #

    Salut Claude,

    Que j’aime ton écriture sincère et touchante ! J’aime aussi cette femme et je l’admire moi aussi. Ne regrette pas ce détour, il t’aura fait grandir et trouver ton essentiel…. professionnel.
    Merci Claude pour ta jeune sagesse, ta sage fougue et ta jeunesse…
    Bonne route
    Chrystiane

    • V 5 juillet 2012 at 13 h 29 #

      Tes mots vont me gêner Chrystiane… Merci de ton soutien et, surtout, merci de rester fidèle à cette femme d’exception.

  6. David Gagnon 5 juillet 2012 at 11 h 39 #

    Heille, c’est cool, je vois le chef du parti pour lequel je vais voter sur ta photo! ;-)

    • V 5 juillet 2012 at 13 h 29 #

      Sacré coquin, ce David! ;-)

  7. Isa 5 juillet 2012 at 14 h 16 #

    Si elle n’a pas abandonné au cours de la dernière année, si elle ne nous a pas fait le pied de nez qu’on méritait et qu’elle a résisté à l’envie (irrésistible pourtant) de rentrer dans ses terres pour embrasser sa nouvelle vie de grand-maman, c’est qu’elle a pour nous, Québécois, tout l’engagement, le respect et le dévouement dont on a besoin.

    Merci Pauline !
    Merci Claude !

  8. frank 5 juillet 2012 at 22 h 00 #

    J’ai le goût de voter pour Mme Marois quand je sens qu’elle parle avec son coeur, c’est dans ces moments-là qu’elle me convainc le plus. En exemple: j’ai trouvé Jack Layton plus convaincant aux dernières élèctions que celles d’avant car je sentais que ses paroles coulaient bien, qu’il ressentait ce qu’il disait. Alors, j’ai été tenté de voter pour lui.

    Je crois que défendre la collectivité, comme le fait le PQ, est plus noble que de défendre des intérêts particuliers…

    Lâchez pas!

  9. BOURJOI 6 juillet 2012 at 14 h 06 #

    Nous naissons tous un par un en famille. Personne ne peut le nier. Nous nous comportons comme en famille avec ceux-là qui sont famille ou presque famille en proximité (anthropologie, ethologie, psychologie, psychométrie etc.) La difficulté est d’étendre le presque famille à une nation et traduire dans ses mots, ses expressions, son nom verbal, son vocabulaire qu’effectivement le presque famille s’étend à la nation. Ce que Jean-Charest qui tout en ne le croyant pas lui-même fait très bien. Je ne crois pas qu’au Québec il y ait de doutes sur la probité et l’engagement de Pauline Marois. Là où le message semble passer mal est que même lorsqu’elle croit parler québécois en faisant usage des mots de Félix Leclerc elle ne semble pas dire et battre du coeur comme un québécois(e) le ferait s’il elle, il était à sa place. Presque aussi loin de l’ordinaire que Bernard Landry qui semblait toujours craindre d’avoir l’air d’un citoyen ordinaire ayant des réactions venant du fond du coeur. Dire qu’on aime ne suffit pas, il faut aussi que cela se voit, il faut aussi qu’il y ait coeurs qui battent à la même musique qu’on entend jamais au théâtre et à l’opéra.

  10. Nicole Roy 10 juillet 2012 at 11 h 26 #

    Merci Claude d’avoir partagé publiquement ton point de vue personnel sur Pauline Marois. J’espère que cela contribuera à la faire mieux apprécier, surtout par les membres du PQ qui ne se gênent pas pour mettre en doute son leadership. Tu as bien raison de mentionner la grande compétence qu’elle possède, et l’équipe du tonnerre qui l’entourera. S’il s’ajoute à cette liste impressionnante la candidature de Jean-François Lisée, le PQ sera redoutable en campagne électorale et à la gouvernance du Québec par la suite. J’ai eu l’occasion de te croiser à l’exécutif de Jean-Talon au tout début de ton action politique, je ne suis pas étonnée que tu sois dans l’entourage immédiat de la chef du PQ comme rédacteur de ses discours. C’est encourageant de voir des jeunes de ta trempe au sein du Parti québécois, surtout dans des postes stratégiques, je peux me reposer après 40 ans de militantisme.

    • V 10 juillet 2012 at 14 h 02 #

      Ha ben, merci Nicole! Je suis très reconnaissant envers les gens qui nous ont bâti un aussi beau et grand parti. Je ne veux pas exagérer l’importance de mon humble contribution, mais j’essaie de faire mon bout. Disons que j’ai commencé avec les meilleurs! ;-)

      Mais repose-toi pas trop. On va avoir besoin de tout le monde pour le troisième…

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  1. Tout ce que j’aime « V dans le bayou - 31 juillet 2012

    […] au printemps, pour que leur combat n’ait pas été vain. Je veux qu’on gagne pour Pauline, parce que je pense qu’elle le mérite, qu’elle en a tellement bavé et qu’une […]

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