Un parti de calinours

24 mar

Le caucus néo-démocrate lançant une attaque contre les Conservateurs.

Hier, j’ai bien fait rire des amis en disant que, au fond, le NPD, c’était essentiellement un parti de calinours.

Enfin… Ils sont gentils, pétris de bons sentiments, pleins de belles valeurs, ils se répugnent à faire de la politique agressive ou négative. Mais ça fait en sorte que, des fois, ils ont l’air un peu niaiseux. Bref, ce sont de bien gentils nounours.

J’y ai pensé, hier, en regardant les présentations des différents candidats. Un vrai combat pour savoir qui aurait trouvé le jeune député du Québec le plus trop heureux d’être content de présenter son candidat à la foule. Et que dire du député du nord de l’Ontario qui faisait du rap dans la présentation de Dewar… Sont comme trop gentils.

Ce matin, au premier tour, ce sentiment m’est revenu.

Niki Ashton finit derrière. Elle est éliminée et elle n’appuira personne. Bon. Je veux bien croire qu’on est gentil, qu’on ne veut pas s’adonner à des jeux de coulisses et à de bas marchandages, mais après avoir traversé cette longue route, c’est un peu triste de se mettre hors du jeu, non?

Enfin, sont gentils au NPD. Voient pas ça comme ça…

Martin Singh finit avant-dernier. Il peut rester dans la course, mais se retire au profit de Mulcair, comme il l’avait annoncé. Bon, ok, ce gars-là a l’air un peu bizarre depuis le début de la course, il n’y a pas de surprise ici.

Mais là, il y a Paul Dewar. Il a fini à l’antépénultième rang. Il peut rester.

Bon ok, il ne va pas gagner. Mais, après six mois de campagne, tu veux savoir jusqu’où tu vas te rendre, non? Pas Paul Dewar, manifestement.

Ok. Dans ce cas, c’est que tu veux empêcher l’élection d’un autre candidat, genre Mulcair. C’est ça, non?

Nonon. Paul Dewar n’appuira pas personne.

Ben coudonc.

Moi, dans ma tête, quand tu te présentes dans une course au leadership, c’est pour être élu ou pour te positionner, devenir un incontournable. Tu veux faire un tour de piste pour te faire connaître, devenir le «king maker», je ne sais pas.

Mais pas Paul Dewar. Il a mobilisé des milliers de partisans, vendu des cartes de membres, collecter des sous pour… rien. Bah, peut-être pour le fun, je sais pas. Mais ça fait beaucoup d’heures/homme investies pour… rien.

Et ses partisans, comme Hélène Laverdière, de suivre le «mot d’ordre». Ils n’appuiront personne.

Là, il est 13h51, les résultats du deuxième tour viennent de sortir. Peggy Nash annonce qu’elle ne donnera pas de consignes de vote à ses délégués.

Heille! C’est un congrès au leadership. Le jeu des échanges et des reports d’appuis, c’est ça qu’on aime. C’est pour ça qu’on vous écoute.

Vous aimez pas ça, faire de la politique?

Ha, mais tu sais Claude, les jeux de coulisse… Il faut respecter les partisans… On ne peut pas contrôler les gens comme ça… Ses délégués ne lui «appartiennent pas». Faut préparer l’après-course et les ralliements et etcetera…

Ben oui, c’est ça. Vous êtes gentils.

Vraiment un parti de calinours, quoi.

Et c’est ça qu’on a pour nous défendre devant Stephen Harper…

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3 Réponses à “Un parti de calinours”

  1. Charles Godbout 24 mars 2012 à 15 h 44 #

    C’est la dernière phrase qui fait peur…

  2. Marie Jo 26 mars 2012 à 16 h 59 #

    Qu’est-ce que t’as contre les calinours?? :)

    • V 27 mars 2012 à 11 h 54 #

      C’est juste que c’est pas très efficace contre les forces des ténèbres.

      C’est comme si les Ewoks avaient été tout seuls pour battre l’Empire.

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