Oyez, oyez! Le V nouveau est arrivé!
C’est comme avec le Beaujolais nouveau : toujours attendu, de qualité inégale, mais le plaisir est assuré!
Trêve de plaisanterie, permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue dans mon bayou.
Permettez-moi de vous expliquer mon concept. Ce ne sera pas aussi aliénant que les documents corporatifs d’une compagnie qui vous explique son nouveau branding, je vous le promets.
Le bayou, c’est une vieille blague avec mes amis de politique. Ça représente l’endroit où l’on se retire, dans une cabane sur pilotis avec une canne à pêche pour s’éloigner du monde extérieur, fantasme énoncé dans les moments de difficultés.
Le bayou, c’est aussi un endroit de rêve qui m’habite déjà depuis ma prime jeunesse. La Louisiane magique des romans d’Anne Rice, des historiettes de Walt Disney que mes parents me lisaient plus jeune, redécouverte récemment à travers True Blood. Pays français, fondé par du monde né à Longueuil (!?), souvent évoqué pour décrire le destin qui guette inéluctablement le Québec. Même Bubba, l’ami de Forrest Gump originaire de «Bayou La Batre», dans le grand ÉTAT DE L’ALABAMA! Bayou, un mot qui, selon l’ouvrage Franco-Amérique, est bien français et n’est pourtant utilisé qu’exclusivement dans un contexte américain.
Autrement dit, bayou, l’Amérique en français, son destin, ses échecs, son avenir, ses ambitions?
Justement, ça faisait longtemps que je rêvais de ce voyage. Celui de l’Amérique que nos ancêtres ont jadis arpentée du nord au sud et d’est en ouest. Celle dont nous nous détournons trop souvent, celle que nous ignorons.
Nous, Québécois, nous le nions souvent, mais, je le postule ici, nous sommes moins des Français d’Amérique que des Américains qui vivent en français. Ça se voit dans la manière dont nous aménageons notre territoire, dans notre organisation sociale, dans la façon que nous consommons. Notre culture est bien française, mais notre conception du monde est celle du Nouveau-Monde : celle des grands espaces, celle du «toujours plus grand», celle de la méfiance envers la hiérarchisation et de l’amour de la liberté.
Je vous reçois donc dans ce que je pourrais appeler mon bayou intérieur. Ici, je partagerai avec vous mes découvertes de voyage, mes réflexions personnelles et, peut-être un peu, quelques commentaires sur la situation politique actuelle. Mais pas trop, pour tout de suite…
En effet, c’est le Québec au complet qui a l’air d’être parti dans le bayou, par les temps qui courent… Si je pars, c’est notamment parce que j’ai besoin d’y réfléchir. Je m’en vais le retrouver dans son nowhere, en quelques sortes!
Donc, oui, on va en parler ici. J’ai trouvé ça trop difficile, en tant que militant, de me circonscrire, de me limiter, alors que j’occupais un emploi politique. Je me suis trop ennuyé de bloguer pour m’en priver alors que je peux le faire.
Tututut… Ne vous attendez pas à des révélations fracassantes, à des commentaires à l’emporte-pièce et des déclarations spectaculaires… Anyway, l’opinion d’un non-élu qui fait du commentariat sans notoriété et sans réalisation individuelle marquante est si peu importante dans notre monde actuel… (Encore que j’en doute lorsque je vois l’attention accordée à Éric Duhaime.)
Cela dit, vous pouvez avoir une assurance et une seule : ici, vous lirez du V, du vrai, du moé! (En somme…)
Le tout sans prétention. Je n’ai jamais pensé que ma vie intéressait tout le monde, mais, si vous êtes ici, c’est bien que ça vous préoccupe un peu, non?
Bienvenue dans le bayou!
Tags:Bayou, Claude Villeneuve, Louisiane




Bon voyage intérieur et extérieur.! Profitez bien de ces moments uniques qui s’offrent à vous !!
Je vous suivrai avec grand plaisir !!
Je n’ai pas assez de mains pour ajouter un 4ième V pour VRAI! Bon retour V! À notre grand plaisir!
Et un nouveau lien en favoris!
Bon périple! Je vais faire un tour de temps en temps sur ton blogue avec intérêt. J’aime bien les gens qui sortent des sentiers battus.
Je savoure ce blogue, et je suis content de te revoir sur la blogosphère. J’aime beaucoup ce que tu écris.
Amuse toi dans ton voyage